Malango Mayotte


Données démolinguistiques (Présentation physique de Mayotte)


 
 
Accueil Mayotte L'encyclopédie de Mayotte Présentation physique de Mayotte Données démolinguistiques
71

Données démolinguistiques

mayotte
Partager Envoyer l'article par courriel Imprimer l'article
Partager Envoyer Imprimer
galerie de photos
Mayotte, brassage ethnique et mélange des langues
Crédit photo : E.T./Malango
Domaine de Dapani
Chambres d'hôtes restaurant à Mayotte. Laissez-vous inviter par la Nature...
Omega
Omega, société de location de voitures implantée sur l’aéroport, se trouve dès votre sortie de l’avion face à l’aérogare d’arrivée.
La population, qui est estimée à 200 000 habitants, représente un brassage ethnique certain. En effet, la population est composée de Comoriens (originaires de Mayotte ou des autres îles de l'archipel), l’ethnie principale, ainsi que de Malgaches, d’Indiens, de Noirs africains, de métis et de Blancs appelés M'Zungu (sing.) et Wazungu (plur.).
 

Les Mahorais de Mayotte parlent le mahorais appelé shimaoré dans une proportion de 61 %, mais aussi la variété linguistique de la Grande-Comore, le shingazidja; celle de Mohéli, le shimwali; et celle d’Anjouan, le shindzuani; ce sont toutes des langues comoriennes dérivées du swahili appartenant à la famille bantoue. La plupart des langues parlées dans l'Est et le Sud-Est de l’Afrique appartiennent à cette même famille des langues swahilies qui est la langeu africaine la plus parlée avec environ 50.000 de locuteurs. Le swahili est devenue une des langues officielle de l'Union Africaine.

Données démolinguistiques sur Mayotte

Les langues comoriennes appartiennent au sous-groupe du bantou oriental, lequel comprend également le swahili. Le foyer originel des langues de ce groupe serait situé au Kenya; par la suite, chacune d'elles évolua différemment au gré des mouvements migratoires entre le continent et les îles comoriennes. À partir de la colonisation française, les langues comoriennes et le swahili se sont différenciés progressivement au point où l'intercompréhension est devenue difficile. Les Mahorais scolarisés ont le français comme langue seconde.

Les Malgaches forment la minorité la plus importante; ils parlent le malgache sakalava (26 %) ou le malgache antalaotsi comme langue maternelle et généralement le mahorais ou le français comme langue seconde; le malgache fait partie des langues de la famille austronésienne.

Quant aux Indiens, ils constituent une minorité musulmane shiite de rite ismaélien et parlent entre eux le goujarati, une langue indo-iranienne (famille indo-européenne). Pour leur part, les Noirs africains utilisent le swahili (2 %), mais connaissent aussi le mahorais, parfois le français.

Les Blancs ou Wazungu ne connaissent généralement que le français (1,6 %). On compte aussi une toute petite minorité de Métis créolophones descendant des Noirs ou des Blancs originaires de l'archipel des Mascareignes (île Maurice, île Rodrigues et île de La Réunion). On estime que 35 % des insulaires parlent le français comme langue seconde.

La très grande majorité des habitants de l'île pratique l'islam animiste (97,1 %); il ne reste que 2,9 % de chrétiens (Blancs et Métis). En raison de l'importance de l'islam, Mayotte possède deux systèmes de lois dont l'un est en français, l'autre en arabe classique: d'une part, le droit pénal français et, d'autre part, le droit comorien traditionnel islamique qui comprend le droit foncier et le droit civil. Ce sont les cadis, des juges musulmans exerçant des fonctions civiles et religieuses, qui appliquent le droit comorien. Les citoyens de Mayotte peuvent choisir le droit commun français, mais en ce cas ils doivent renoncer à la polygamie autorisée par le droit comorien. En 2003 a été votée une loi qui interdira à terme la pratique de la polygamie. De même, la justice traditionnelle est remplacée progressivement par la justice dite de "droit commun" : la même que dans les autres territoires français. Ce qui ne va pas sans poser quelques crissements de dents.

On compte deux villes importantes à Mayotte: la capitale, Mamoudzou, avec 31 000 habitants sur Grande-Terre, et Dzaoudzi avec 19 000 habitants sur Petite-Terre.

Que va devenir le shimaoré ?

© Malango 2012 - Reproduction interdite
Page précédente Page suivante
Le climat à Mayotte

Tous les chapitres :
JEU Quizz
Annuaire des administrations et services publics de Mayotte
Annuaire des entreprises
Annuaire des sites mahorais
Annuaire du tourisme à Mayotte
Cartes et plans
Cartes et plans de Mayotte
Economie - Statistiques
Elections
Enseignement
Environnement
Fonds d'écran exotiques
Galeries de photos
Histoire
L'agenda culturel et sportif
L'emploi à Mayotte
L'immigration clandestine à Mayotte
L'immobilier à Mayotte
La culture mahoraise
La faune de Mayotte
La flore de Mayotte
La météo à Mayotte et dans la région
La santé à Mayotte
La vie quotidienne
Le lagon de Mayotte
Le statut de Mayotte
Le tourisme à Mayotte
Les acteurs de la vie culturelle
Les artistes de Mayotte
Les associations
Les communes de Mayotte
Les forums
Les institutions à Mayotte
Les musiques mahoraises
Les plages de Mayotte
Liens
Mayotte en chiffres
Mayotte et l'Union des Comores
Mayotte la Musulmane
Nouveautés et changements du site
Politique
Portrait d'hommes politiques de Mayotte
Présentation physique de Mayotte
Reportages et témoignages
Sites touristiques
Société
Traditions mahoraises
Transport et fret maritime
Visite de Mayotte village par village
Vues panoramiques

Dans le même chapitre :

Présentation physique de Mayotte

Carte des distances entre les iles de l'archipel des Comores
Démographie à Mayotte
Données démolinguistiques
Le climat à Mayotte
Le lagon de Mayotte
Les codes postaux de Mayotte
Mayotte : française ou africaine?
Mayotte : généralités
Volcanisme à Mayotte
Les sites Malango Malango Mayotte