Auteur, compositeur, chanteur et guitariste originaire de Mayotte , Diho ne cesse de composer des harmonies entre les rythmes de son île et ceux du monde entier. Son activité rayonne entre les Comores, Marseille et Paris.
«Oussi changué », chanson-phare du succès de Diho, raconte l'histoire d'un homme quittant son pays qui rassure son ami en lui promettant de revenir. C'est ainsi que commence l'histoire de Diho, un musicien aux accords vagabonds...
Sur l'album « SAFIR » aux sonorités aussi diverses qu'envoûtantes, Diho se fait accompagner du bassiste Noël Ekwabi qui a accompagné Manu Dibango, la choriste Mimi Felixine , le clavier Fredo qui accompagne aussi Sinclair ; certains musiciens de Salif Keita et de Papa Wemba ; le guitariste Panama , le percussionniste d'Angelique Kidjo, David Mirando et le batteur du groupe Ultra Marine, Mokhtar Samba ainsi que Vincent Segal qui joue maintenant avec Matthieu Chedid.
Depuis 2004, Diho compose et enregistre les titres de son nouvel album « MAHABA » dans un univers intimiste, acoustique et très coloré, avec Gustave Renard, musicien vietnamien et antillais, et Jean-Marie Guyard, franco-camerounais.
Diho définit sa musique comme de l'afro-chigoma-pop-blues , un mélange d'influences mahoraises, africaines et occidentales. Ses chansons sont écrites en shimaoré, la langue de Mayotte, et on retrouve l'esprit de son île dans l'accompagnement du dzenzé , instrument traditionnel de Mayotte qu'il fait renaître sur ses inspirations personnelles.
Son talent ? Réussir à faire cohabiter ses multiples références pour créer un univers à la fois généreux et accessible.
« Mahaba » est le 2ème album de Diho après « Saphir » en 2002. Trois ans ont été nécessaires à Diho pour la réalisation de cet album dont le titre « Mahaba » signifie amour. Cet album autoproduit est sorti en novembre 2007.
L'album s'ouvre avec son titre phare « Djirani » (voisin en shimaoré), qui est une invitation à la curiosité envers l'autre, à l'ouverture à l'autre, à la différence, comme si connaître l'autre était vital pour se construire. « Mahaba », chanson d'amour, surprend car une partie des paroles est de façon étonnante en français. Sur « Récréation », il cède sa place à la chanteuse Litana Sem'go qui l'accompagne sur les chœurs dans les autres morceaux. Mais point de français dans le texte ! C'est peut-être le seul regret, on aimerait comprendre ce qu'il chante dans un morceau comme « S.O.S. eau » même si le titre est très évocateur.
La musique de l'album varie entre reggae assez classique (« Mazamba »), sons d'Afrique de l'Ouest plus traditionnels avec le balafon, cousin du xylophone (« Nine ») et des mélodies mahoraises (« Djirani ») et variations plus synthétiques. C'est doux comme une balade de fin de journée bercée par les voix sucrées des choristes.
On l'a déjà dit, Diho est un artiste francophone inclassable. Ce deuxième album est une synthèse de ce carrefour de cultures, de ce métissage Europe - Afrique, une synthèse de Mayotte en somme ?