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Pour aider à financer le fonctionnement du nouvel établissement hospitalier, construit à Mamoudzou selon les normes les plus modernes, l'ordonnance a institué une cotisation de 2 % à la Caisse de Prévoyance Sociale, prélevée sur tous les revenus. Le revenu de cette cotisation s'ajoute au financement par l'assurance-maladie (70 %) et aux contributions de la Collectivité Territoriale (15 %) et de l'Etat (15 %). La protection sociale à Mayotte relève de la compétence de la Caisse de Prévoyance Sociale (CPS), qui est chargée du recouvrement des cotisations de ses affiliés, du versement des prestations sociales. La population résidente à Mayotte bénéficie de la gratuité des dépenses de santé, à savoir des médicaments et des soins dispensés au sein des hôpitaux et dispensaires de la Collectivité territoriale. Les soins extra-hospitaliers sont assurés par des médecins dépendant de la DASS qui ont chacun en charge un des six secteurs géographiques où sont implantés des dispensaires. Le secteur rural dispose actuellement de 19 dispensaires et 13 maternités. Les soins préventifs et curatifs sont gratuits. Aucune maladie tropicale n'est à signaler dans l'archipel et aucune vaccination n'est exigée pour entrer sur le territoire. Néanmoins, il est conseillé de suivre à titre préventif un traitement antipaludéen, de se protéger contre les piqûres de moustique et la diarrhée du voyageur. Mayotte n'est pas la France, enfin pas vraiment. Pas de "sécu", pas d'indemnités journalières en cas d'arrêt de travail pour maladie. Le système de santé rappelle "Tintin au Congo" avec ses "dispensaires" et les queues interminables qui commencent dès le matin. Là encore, il faut s'armer de patience. Si les équipements ne sont évidemment pas ceux qu'on peut trouver en métropole, il est quand même possible de se faire soigner correctement. Hormis les dispensaires, on compte également des médecins généralistes indépendants. Si vous résidez à Mayotte, pas de remboursement, à moins, évidemment de bénéficier d'un contrat "d'expatrié" ou de s'offrir une couverture. En revanche, si vous n'êtes que de passage, il vous sera possible de vous faire rembourser à votre retour en métropole. Ceci dit, les soins au dispensaire sont gratuits, y compris les médicaments. Chaque village est doté d'un dispensaire. A Mayotte, comme en métropole, les "réalités économiques" font qu'on parle de "regroupements", autrement dit, on envisage de fermer certains établissements. Ce qui ne va pas sans éveiller la désaprobation des mahoraises qui voient d'un mauvais oeil d'être obligées de faire des kilomètres à pied pour faire soigner leurs enfants : 90% des mahorais n'ont pas de véhicule.
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