La pointe Saziley est située à l'extrême Sud de l'Ile de Mayotte. Il n'existe aucun village sur cette pointe mais la richesse biologique tant terrestre que marine a poussé le Conservatoire du Littoral à en faire une réserve et un parc marin sur une surfac
La pointe Saziley est située à l'extrême Sud de l'Ile de Mayotte. Il n'existe aucun village sur cette pointe mais la richesse biologique tant terrestre que marine a poussé le Conservatoire du Littoral à en faire une réserve et un parc marin sur une surface de 458 hectares.
Visible de tous les points de la côte Est de Mayotte, la silhouette en forme de crocodile alongé de la pointe Saziley est devenue emblématique de l'Ile au Lagon, au même titre que le Mont Choungui
La pointe Saziley à pied
Il existe deux points de départ pour parcourir la pointe Saziley à pied :
à partir du village de Mutsamudu : prendre la plage par la droite (vers le Sud).
Un sentier assez abrupt part de cette extrémité de la plage. Il n'est pas évident à trouver, mais... vous avez une langue !
à partir du faré situé sur la route allant de Mutsamudu à dapani.
Les promeneurs préfèrent souvent laisser leur véhicule dans le village de Mutsamudu. En effet, les vols sont fréquents sur la petite route de Dapani.
A partir de Mutsamudu, il faut compter environ une heure de marche (en y allant très tranquillement) pour rejoindre la plage de sable. Une première plage entièrement consituée de galets n'est guère confortable : on se contentera donc de la longer pour atteindre la seconde. Le sentier, parfaitement balisé, est caillouteux et présente quelques dénivelés sans grande difficulté, mais nécessitant de laisser les tongs à la maison et de s'équiper un peu plus sérieusement, avec une paire de basket, par exemple.
A partir du faré, aucune difficulté pour trouver le sentier.
Quel que soit l'itinéraire choisi, la balade permet de découvrir de nombreuses plantes et arbres, notamment des baobabs.
Le
Parc marin de Saziley
La carte de la Réserve de Saziley
A partir de 1997, le Conservatoire du Littoral a entrepris l'acquisition du site de Saziley Charifou, lieu remarquable du paysage Mahorais et de première importance pour la ponte des tortues marines.
La pointe de Saziley, bordée de baobabs impressionants par leur taille, accueille de nombreux randonneurs naturalistes.
La pointe Saziley a connu des dégradations de longue date, dues à la pratique de culture sur brûlis. Elle reste néanmoins un des plus beaux sites de l'île avec une richesse biologique de premier ordre et la présence de nombreuses espèces endémiques de l'île ou de l'archipel.
Les activités humaines ont modifié la structure de la forêt originelle composée de forêt basse et de fourré haut. Aujourd'hui, le couvert forestier de Saziley s'est fortement étendu, se couvrant d'espèces exotiques (notamment la Corbeille d'Or, Lantana camara qui envahit le site et bloque la dynamique naturelle de la végétation) alors que le nombre d'espèces se restreint par rapport à la flore originelle.
Le baobab (Adansonia digitata), impressionnant par sa taille, est largement représenté sur les arrière-plages, le natte (Mimusops comorensis) se rencontre dans la forêt sèche intérieure et le palmier Borassus, présent à Mayotte uniquement à Saziley.
La faune, qui dépend étroitement de l'intégrité du milieu, est celle que l'on trouve dans toute l'île. La caractéristique de Saziley concerne les reptiles car les plages sont un lieu de ponte privilégié des tortues marines.
La pointe de Saziley contribue essentiellement à l'autosubsistance de plusieurs familles locales pour l'agriculture, la pêche et le prélèvement de bois.
Le Conservatoire a établi avec celles-ci des conventions pour une agriculture respectueuse de l'environnement.
La Maison des gardes abrite la cellule de gestion des terrains du Conservatoire du littoral (CGTCL), dont les gardes-animateurs recueillent des données sur les tortues marines, sensibilisent et informent un public très nombreux sur les plages et les 21 km de sentiers pédestres balisés.
Le centre a vocation également à être un lieu d'hébergement pour les scientifiques étudiant la dynamique de la végétation (notamment du Lantana), dressant les inventaires faunistiques et floristiques des lieux, menant un suivi des groupes de Lémuriens.