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2002-2003 Organisation et représentativité Mayotte est constituée de 17 communes dans lesquelles sont élus dix-sept conseillers généraux. Un député et un sénateur la représentent à Paris . Les préoccupations des élusJusqu'au reférendum de mars 2009, la politique à Mayotte se résumait en un mot : DEPARTEMENTALISATION. Quelle que soit la tendance, quel que soit le parti, l'activité politique tournait (en rond!) autour de ce thème. On aurait pu finir par penser qu'il n'y avait aucun problème à Mayotte. Depuis, cette départementalisation étant en marche, si le sujet de préoccupation principal perdure (ça ne va pas assez vite...) il s'est déplacé vers un autre thème vital pour la survie de l'île : sa participation en tant qu'entité indépendante aux Jeux des Iles de l'Océan Indien! Quand Mansour Kamardine, le député de Mayotte va rendre visite à notre président Jacques Chirac, de quoi lui parle-t-il? De la participation de Mayotte aux Jeux des Iles! Alors que la résolution de ce problème est simple : ces joutes sportives opposent les PAYS de l'Océan Indien. Selon que l'on considère que Mayotte fait partie de la France ou qu'elle fait partie des Comores, elle doit concourir sous la bannière de l'un ou l'autre de ces deux pays, donc soit avec la Réunion, soit avec les Comores. Azali, le président des Comores ne dit pas autre chose, étant bien évident que les Comores ne verraient pas d'un mauvais œil de Mayotte concourât sous ses couleurs... Proposition qui, si l'on met la politique de côté, n'est pas sans intérêt. Mais, de grâce, que l'on commence enfin à parler de choses sérieuses! Les partis représentés L'hégémonie du M.P.M. (Mouvement Pour Mayotte) sur la vie politique depuis 1975 est également un problème. La démocratie s'exprime rarement pleinement dans un pays où règne un parti unique. Depuis un peu plus de dix ans, la création d'un R.P.R. local (devenu depuis RMP), puis du P.S. a un peu entamé cette domination du MPM. Quoi qu'il en soit, pour tous ces partis, un seul mot d'ordre : départementalisation. Le Front Démocratique et le Parti pour le Rassemblement Démocratique qui proposent tous deux l'indépendance dans l'ensemble des Comores n'ont aucune représentation. Cette non représentativité ne tardera sans doute pas à poser problème. L' impossibilité pour eux de faire valoir leurs idées ne pourra que les pousser à se radicaliser. De plus, ce scénario du retour de Mayotte au sein de l'ensemble comorien (pourtant assez probable à terme) est donc totalement absent du débat politique. Malgré tout, la question fondamentale est là : pendant combien de temps Mayotte restera-t-elle "française"? Il est très probable que si les Comores avaient "réussi" leur indépendance au point de vue économique, le débat serait posé et les liens qui relient Mayotte à la France seraient moins solides... Pour l'heure, Mayotte est une ile apparemment prospère (même si cette prospérité est illusoire parce que le fruit d'une économie sous perfusion) au milieu d'un océan de misère. Et le mot n'est pas trop faible quand on fait un rapide tour d'horizon des pays qui lui sont le plus proche : - Madagascar : le pays le plus pauvre du monde...
- Mozambique qui lui dispute cette triste place...
- Comores : près de vingt coup d'états en vingt-cinq ans...
- la trop fameuse "corne de l'Afrique" où sévit une famine récurente...
- le Zimbabwe qui tente de se débarrasser des propriétaires blancs...
On comprend aisément que ces pays n'attirent pas les investisseurs. Deux exceptions à ce sinistre bilan : - les Seychelles et ses touristes...
- Maurice et ses touristes...
On comprend mieux pourquoi Mayotte tient tant à rester française. Il reste un problème à réglerL'entraide et la solidarité restent des valeurs importantes chez les Mahorais. Ce qui est une bonne chose, même si l'introduction du système européen en provoque un effritement certain. Dans la mentalité mahoraise, il est donc impensable qu'une personne arrivée à un certain pouvoir ne l'utilise pas pour favoriser sa famille, ses amis, son village. C'est dire si la tâche des politiques mahorais est rendue difficile. Comment rester impartial et objectif sans se fâcher avec ses proches? Le problème est déjà présent en métropole (60 millions d'habitants), même s'il n'est jamais évoqué. Dans une île de 150.000 habitants où tout le monde se connaît, il devient plus qu'épineux, d'autant que nous sommes en Afrique et que ce continent ne brille pas par l'intégrité de ses représentants officiels.
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