Un statut flou et en constante évolutionEn 1976, Mayotte devient Collectivité Territoriale de la République Française sur la base de l'article 72 de la Constitution. Son organisation est fixée par la loi n° 76-1212 du 24 décembre 1976. Mayotte est représentée par un député et un sénateur au Parlement, et dotée d'un Conseil général (19 conseillers) élu au suffrage universel direct. Un Représentant du gouvernement, qui a rang de préfet, est nommé en conseil des ministres. Il est l'organe exécutif de la collectivité et a en charge les intérêts nationaux, le contrôle administratif et le respect des lois. Il assure également l'exécution des décisions du Conseil général. Un nouveau statut de "Collectivité Départementale" issu du scrutin de juillet 2000, donne dix ans à Mayotte pour adapter ses institutions afin de les rapprocher de celles d'un département. L'île est divisée en 19 cantons et 17 communes. Chacune est administrée par un conseil municipal présidé par un maire élu au suffrage universel. Les délibérations sont soumises à l'approbation du représentant du Gouvernement. Un tribunal de première instance, un tribunal supérieur d'appel, et un tribunal administratif siègent à Mayotte. Entre 1989 et 1998, le Parlement a autorisé le recours à la procédure des ordonnances pour introduire à Mayotte, avec les adaptations nécessaires, de nombreux textes sur la justice, l'environnement, la santé publique, l'urbanisme, le code du travail, les assurances, etc... Le droit mahorais a été ainsi actualisé et modernisé. La loi de 1976 modifiée en 1979 organisant la collectivité territoriale a prévu une consultation des Mahorais sur la question statutaire. Des discussions ont été engagées, en décembre 1998, avec les formations politiques mahoraises en vue de la tenue de cette consultation qui a donc eu lieu en juillet 2000. 67% des électeurs se sont prononcés en faveur de la modification du statut de Mayotte qui devient "Collectivité Départementale".
En 2009, une ultime consultation est organisée au cours de laquelle les Mahorais sont appelé à donner leur avis sur l'évolution du statut de leur île vers le département. Les électeurs qui participeront au vote choisiront le "oui" à plus de 95%. La départementalisation sera acquise en 2011, mais les élus UMP, vexés d'avoir perdu les élections cantonales qui installaient le nouveau conseil général bouderont la première réunion qui ne pourra donc pas se tenir le 31 mars comme prévu, faute d'avoir atteint le quorum. Le conseil se réunira deux jours plus tard, mais on retiendra malgré tout le 31 mars comme date officielle de la départementalisation de Mayotte qui devient alors le 101ème département français et le 5ème département d'outremer avec la Réunion, la Guadeloupe, la Martinique et la Guyane.
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