Malango Mayotte


Le Chigoma, danse traditionnelle masculine (Traditions mahoraises)


 
 
Accueil Mayotte L'encyclopédie de Mayotte Traditions mahoraises Le Chigoma, danse traditionnelle masculine
200

Le Chigoma, danse traditionnelle masculine

traditions
Partager Envoyer l'article par courriel Imprimer l'article
Partager Envoyer Imprimer
Malango
L'internet à Mayotte. Conception de sites
Le Maoua
Le Maoua, Résidence Hôtelière au cœur de Mamoudzou
Le chigoma est cette danse traditionnelle effectuée par les hommes durant les mariages et les jours de fête, mais
 
Le Chigoma, danse traditionnelle masculine

Le Chigoma, danse traditionnelle masculine

Le chigoma est cette danse traditionnelle effectuée par les hommes durant les mariages et les jours de fête, mais "les femmes peuvent aussi venir danser', souligne Abdallah Hamada, président de l'association Chirati Djaz, basée à Moinatrindri, commune de Bouéni. Les hommes revêtent leurs plus beaux habits tandis que les dames s'habillent avec le salouva et le kishali (étoffes de tissus colorées).

D’après l'Histoire, mais personne n'en est certain, le chigoma serait une danse 'qui trouve ses origines à Zanzibar, et vient des esclaves qui pratiquaient cette chorégraphie traditionnelle pour se détendre, mais surtout pour se retrouver ensemble. C'est cet esprit qui perdure, l'envie d'être avec ses proches pour partager un moment. Un autre des principes du chigoma est l'aspect ouvert de cette pratique, car "toutes les personnes qui veulent danser peuvent participer et s'intégrer au groupé'. Les hommes s'alignent donc, et, aux sons des tambours, chantent et synchronisent leurs mouvements pour donner un cordon humain ondulant en rythme.


Les deux ou trois "tam-tam", comme les appels les danseurs qui accompagnent la formation, sont préparés avant chaque "représentation". Les deux peaux de chèvre, situées à chaque extrémité d'un cylindre taillé dans le bois, sont retendues grâce à un système de cordage, et s'il le faut, une pierre aide à finaliser cette opération qui demande beaucoup d'énergie. Les musiciens de Chirati Djaz utilisent quand à eux des n'goma (tambour) fabriqués à M'tzamboro. Le joueur de "garando" (morceau de métal) accompagne la cadence. Ce musicien utilise des baguettes qu'il fait vibrer et résonner sur des bidons, casseroles ou jerricanes. "Tout est question de rythme", expliquent-ils, c'est ce qui diffère cette danse du m'godro, du chacacha, du maganja ou du byaya.
Il existe également plusieurs variantes du chigoma, qui sont effectuées pendant les festivités "durant toute la nuit et parfois jusqu'au petit matin". La danse qui clôt la fête du mariage, au moment où les cadeaux et les bijoux sont présentés, se nomme mlélézi ou m'chogora. Les hommes conduisent alors le mouvement par le biais de la danse. Les chants ont aussi une grande importance dans cette tradition. Les chanteurs et compositeurs prennent parfois d'anciennes chansons, dont ils ne connaissent parfois pas précisément la signification. Ils créent parallèlement de nouveaux textes, pour délivrer un message d'actualité selon leur point de vue', l'information peut tout aussi bien porter sur le sida. la polygamie ou les tremblements de terre.
Ceux qui participent à la sauvegarde de cet art aimeraient redécouvrir les racines de cette danse, "aller voir ce qui se fait à Madagascar, aux Comores ou a, Zanzibar car nous avons entendu parier de groupes de chîgoma là bas". En bref, cette danse peut évoluer, s'enrichir de nouvelles chorégraphies et permettre de faire découvrir de nouveaux horizons grâce aux textes qui racontent la vie. au quotidien, des villageois.

LE CHIGOMA EST UN ART COMPLET

Le chigoma est donc un art complet. "un moment de plaisir et de partagé', qui permet de rassembler les populations tout en ayant un but ludique. Une tradition qui se perpétue dans les villages de l'île de Mayotte grâce à une demi-douzaine d'associations, qui sont sollicitées pour les grandes occasions. Elles participent ainsi à la promotion de la culture, "un point important', dixit Abdallah Hamada. Des groupes se sont créés, ici et là, comme à la Réunion ou à Paris, où les expatriés continuent de faire vivre la danse traditionnelle.
Malgré cela, cette danse est "en disparition", et il faut désormais enseigner aux futures générations ce qui est une coutume ancienne. Par manque de moyens, des projets et des manifestations ne sont parfois pas réalisés, comme des écoles pour enseigner cette danse.
Même ceux qui luttent pour préserver le chigoma ne se sentent pas soutenus, car souvent les mairies préfèrent aider les associations sportives au détriment du culturel.

Marc Abonnat

© Malango 2012 - Reproduction interdite
Page précédente Page suivante
La maison une valeur symbolique

Tous les chapitres :
JEU Quizz
Annuaire des administrations et services publics de Mayotte
Annuaire des entreprises
Annuaire des sites mahorais
Annuaire du tourisme à Mayotte
Cartes et plans
Cartes et plans de Mayotte
Economie - Statistiques
Elections
Enseignement
Environnement
Fonds d'écran exotiques
Galeries de photos
Histoire
L'agenda culturel et sportif
L'emploi à Mayotte
L'immigration clandestine à Mayotte
L'immobilier à Mayotte
La culture mahoraise
La faune de Mayotte
La flore de Mayotte
La météo à Mayotte et dans la région
La santé à Mayotte
La vie quotidienne
Le lagon de Mayotte
Le statut de Mayotte
Le tourisme à Mayotte
Les acteurs de la vie culturelle
Les artistes de Mayotte
Les associations
Les communes de Mayotte
Les forums
Les institutions à Mayotte
Les musiques mahoraises
Les plages de Mayotte
Liens
Mayotte en chiffres
Mayotte et l'Union des Comores
Mayotte la Musulmane
Nouveautés et changements du site
Politique
Portrait d'hommes politiques de Mayotte
Présentation physique de Mayotte
Reportages et témoignages
Sites touristiques
Société
Traditions mahoraises
Transport et fret maritime
Visite de Mayotte village par village
Vues panoramiques

Dans le même chapitre :

Traditions mahoraises

Calendrier des fêtes religieuses musulmanes 2006
Calendrier des fêtes religieuses musulmanes 2007
La maison une valeur symbolique
La polygamie à Mayotte
Le Chigoma, danse traditionnelle masculine
Le shimaore, une langue aux origines multiples
Polygamie : le témoignage des hommes...
Polygamie à Mayotte : témoignages de femme
Les sites Malango Malango Mayotte