Dans cette commune du nord-ouest de Mayotte qui ne comprend que deux villages, Acoua, le chef-lieu et M'tsangadoua, on parle à 100 % le malgache (shibushi) et plus précisément le sakalava. |
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La population d'origine malgache et africaine aurait été islamisée vers les XVè et XVIè siècles. L'arabisation des noms en est la conséquence. La tradition précise même que les premiers habitants auraient été des musulmans,venus de Madagascar qui se seraient installés en hauteur sur un site connu actuellement sous le nom de « Anala M'kirini » (dans les bois près de la mosquée) qui se trouve sur le flanc nord du village. Ayant érigé une muraille de protection ils pensaient être à l'abri de toute attaque venant de l'extérieur. Hélas ! un conflit avec le roi Moilimou Boro de M'Tsamboro les contraint à s'en aller plus loin. « Allons voir là-bas aussi » disent-ils en s'éloignant. « Là-bas » se dit « ao » en malgache, et « koa » signifie « aussi » ou « également ». Prononcé à la malgache, cela donne « Aoucoua», Les fugitifs s'arrêtent sur le site d'Antsiraka devenu aujourd'hui le centre du village.  | La plupart des quartiers sont baptisés de noms malgaches, tels que Marovalo (là où les pierres sont nombreuses), Tany mangatrolao (??). Autrefois accessible uniquement par voie de mer, la commune, desservie aujourd'hui par la RN 1, connaît un important trafic routier. Réputé insalubre, compte tenue de la construction du village dans une zone marécageuse, Acoua a bénéficié de travaux d'assainissement considérables et le paludisme, principale cause de mortalité infantile dans les années 80, a fortement régressé. Comme tous leurs prédécesseurs les équipes municipales concentrent leurs efforts sur l'éducation et la santé. On note parmi les réalisations en faveur de la jeunesse, la Maison des Jeunes et de la Culture qui est l'une des plus belles de l'île. | |