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Situé au croisement des routes menant de Bandrélé à Sada, Bouéni et Kani-Keli, Chirongui est devenu un point névralgique du Sud de l'île. C'est très probablement là que sera le principal pôle de développement du Sud. Y ont déjà été installés LA station service du Sud, LE gabier du Sud et ... LA décharge du Sud. Et quand on a l'argent et le pétrole... De nouvelles boutiques s'installent, une pharmacie, un centre de soins s'est ouvert en février 2005, un hôpital est en projet, préfigurant ce que sera le village dans quelques années : la capitale du Sud de l'île... (Historique par le conseiller général d'Acoua, M. Ibrahim Aboudou). dans la revue "Mila Na Tarehi" - 1999  | La plus ancienne mosquée du village est en pleine restructuration. Monument historique elle abrite le mausolée du Cheikh Ali, présumé premierfundi coranique de l'île. | La fondation du village chef-lieu est rapportée par la tradition orale. Fait inhabituel, celle-ci tient le même langage que les ouvrages historiques. Jon Breslar : « ... Il y a aussi le cas de Mzé Moussa qui, ayant quitté son village natal de Bambo-Ouest entre 1880 et 1890, s'acheta un terrain et fonda avec sa femme et ses enfants le village de Chirongui.». La seule divergence concerne une partie du nom de ce bâtisseur, appelé Moussa Tsiangalana (30) par les « Chironguais » actuels. Si Tsiangalana est un sobriquet, on ne doit pas non plus oublier que le vocable « M'Zé » avait la signification de « monsieur » avant de devenir un nom. Quoiqu'il en soit, c'est cet homme réputé dur à délier sa bourse qui est censé avoir construit la première mosquée du village. La commune de Chirongui est composée aujourd'hui de sept villages dont trois ont des locuteurs (à 98 %) malgaches : ce sont Poroani et Miréréni en plus du chef-lieu. Les deux communes limitrophes, Kani-Kely et Bandrélé qui l'enserrent sur ses deux flancs, ont également une population à majorité malgachophone. Les villages de Choungui (autrefois hameau saisonnier) et Ouangani, ont été établis entre 1840 et 1850 par un homme libre antalaotsi dont le nom a disparu des mémoires. Un gisement important de kaolinite découvert au début des années 80 a conduit à plusieurs créations d'emplois générées par l'installation d'une société de briqueterie. Mais c'est la jeunesse qui a bénéficié des actions les plus spectaculaires. A la création des communes de Mayotte en 1977, Chirongui ne comptait qu'une salle de classe. Des groupes scolaires ont aujourd'hui fait leur apparition sur l'ensemble de la circonscription. L'effectif de l'enseignement secondaire est en progression constante avec la construction du collège de Tsimkoura où sont scolarisés la plupart des adolescents de la région Sud de Mayotte. Depuis 1994, l'annexe du lycée professionnel de Kahani propose trois filières d'études conduisant au CAP, BEP ou baccalauréat professionnel. La formation des jeunes en situation d'échec scolaire n'a pas été oubliée avec la création d'un des premiers ateliers de pédagogie personnalisée dès 1993. Avec les grands travaux d'extension du réseau routier sud et la poursuite du programme d'adduction d'eau dont a bénéficié la commune, Chirongui est en train de résorber son retard chronique pour entrer résolument dans le cycle du développement.  | Le beau visage marqué de dady Tsara Miradji, la doyenne de Chirongui, née vers 1910 : « Si on nous écoutait un peu plus on ne raconterait pas n'importe quoi... ». | (30) Tsiangalana : « A qui on ne peut rien soutirer », en dialecte sakalava.
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